Samedi 30 juin 2007

 

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Le 2 juin, 21h48, gare St-Jean de Bordeaux. Le train démarre, direction Marseille. J’y passerai la nuit (dans le train) sur un siège inclinable. Il n’y a personne à côté de moi. Tant mieux. Je peux m’allonger…

 

 

Gare de Marseille

 

Une fois à Marseille le lendemain, j’y retrouvai Camille et Thierry. C’est avec Thierry que nous faisons le reste du chemin, jusqu’à Digne puis jusque chez Jean-Pierre Roux. Jusqu’à Mariaud, au fin fond des Alpes de Haute Provence. On retrouve le reste du groupe, et on fait connaissance avec le camp. C’est là que tout commence vraiment…

 

 

 

 
Je suis allée là-bas pour faire un stage. « Stage de sensibilisation » dira Jean-Luc, notre « sensibilisateur ». Bienvenue dans le monde du pastoralisme, et celui du loup. Ce sont les « objets d’étude » de cette semaine. La relation entre eux, plus précisément, c’est la raison de notre présence. Ce stage se déroula du 3 au 9 juin, sur l’exploitation de Jean-Pierre Roux, éleveur. 
 

 
C’est des brebis à viande qu’il élève, comme la plupart de ses confrères alpins. 910 bêtes au comptage de la semaine du stage. Quelques chèvres aussi au milieu du troupeau. 

 

 
Il y a aussi Julien le berger, Marie-Ange sa copine elle aussi bergère, et leurs chiens. 
 

 

 

 
I
l y a bien sûr les chiens de Jean-Pierre, dont Uranie et Bianca les deux patous. Les fameux chiens blancs…

 

 

 

 

 
Et puis au milieu de tout ça, il y a nous. Dix stagiaires, plus Jean-Luc et Raymond. Camille, Adeline, Frédérique, Florian, Romain, Thierry, Christophe, Eric, Jean-Paul et moi. La plupart d’entre nous partiront ensuite en « mission ».

 

 

 


Pluie toute la semaine. C’est pas de chance. Il faut veiller à ne pas trop mouiller les tentes sinon ça aura du mal à sécher ! Mais bien sûr dans la mienne tout est trempé… C’est pas grave, on s’adapte. C’est le point le plus mauvais de la semaine. Le seul même qui soit mauvais. Car on était un bon groupe. Du moins l’ai-je beaucoup apprécié. « Ambiance humide et boueuse au bivouac, mais moral intact ! » écrira Jean-Luc dans le compte-rendu du stage.

 

A temps perdu, on discutait. Je pense que tout le monde se souviendra de ces débats sans fin, sur des sujets très variés ! lol

 

On eut pas mal de « cours » théoriques. De Jean-Luc, bien sûr. Mais aussi d’un tas d’autres intervenants. Des membres de l’ONCFS (Office National de la Chasse et de la Faune Sauvage) pour nous expliquer le fonctionnement de cet organisme. C’est les interventions que j’ai trouvé les plus intéressantes. Ils ont bien sûr abordé le sujet qui nous intéresse le plus les concernant : les constats d’attaques sur les troupeaux domestiques. On a même eut droit à une distribution des fameuses fiches de constat.
 

 

 


Une responsable de l’élevage et du placement des patous, les Montagnes des Pyrénées, ces fameux grands chiens blancs qui servent de chiens de protection.

Un chasseur aussi, nous a donné son point de vue sur la problématique du loup. Et inévitablement, Jean-Pierre nous a parlé du loup, de même que Thierry un autre éleveur.

 

 

Nous sommes aussi allés voir une autre exploitation, non loin de celle de Jean-Pierre : celle de Francis et Sylvie. A chaque éleveur son point de vue sur le loup…

 

 

 
Un peu de pratique aussi. Quelques suivis du troupeau de Jean-Pierre en journée, petite marche tranquille… 

 

 
Rien à côté de la grande randonnée, qui nous mena au quartier d’août de Jean-Pierre. Et ben quoi ! Ça a été trop vite pour moi? J’ai pas assez mangé le matin ? Pas marché en montagne depuis deux ans aussi… Peut-être les trois. Toujours est-il que cette  randonnée là, je l’ai sentie passer ! Après, les plus petites qu’on a fait, je suis partie avec des appréhensions mais ça s’est bien passé. 
 

 

 

 
Et puis une surveillance de nuit chacun, au sommet du versant d’en face. C’est là que Jean-Pierre mettait ses brebis de nuit, parce qu’à cause du mauvais temps il ne pouvait pas les parquer. Deux stagiaires par nuit allaient en haut. Une heure de marche pour les plus rapides, plus d’une heure et demi pour Camille et moi (c’est moi qui vais pas vite lol). De tous les duos, je crois que c’est nous qui avons eut le plus mauvais temps. On finit notre marche dans le brouillard et la pluie. On y voit encore à quelques mètres quand même. La pluie s’arrête le temps qu’on monte la tente, et se remet à tomber dés qu’on a terminé. On aurait dit que c’était fait exprès... On s’installe dans la tente. Un peu après on la rouvre, le brouillard était juste là. On ne voyait pas plus loin que nos chaussures, juste juste à l’entrée. Et puis surtout, l’orage. Jusque là même si on était trempées, ça allait. Mais on a commencé à avoir la trouille, lorsqu’on a vu les premiers éclairs… après tout ce que nous avait dit Jean-Luc sur les risques de foudroiements en montagne ! Allez au point où on en est, on peut bien se raconter une ou deux petites histoires effrayantes ! lol Finalement, le ciel ne nous tomba pas sur la tête.
 

 

 

 
Un stage génial, qui est passé trop vite. Le samedi 9 juin, tout le monde s’en va. Ne reste que Jean-Luc, Raymond et moi. On commence à démonter le soir, on finira le lendemain et on s’en ira. Parce que le lendemain, Jean-Luc m’emmène dans les Alpes-Maritimes, à Saint-Etienne de Tinée dans un élevage de chèvres à lait. A cette fameuse fromagerie, où je fis ma mission les quinze jours qui suivirent… (Voir
ma mission)
 

 

 

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Par Marion - EN33 - Publié dans : Les loups
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